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A propos du «Retour des Exilés» * Meriem Ben Mohamed |
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La question appelée par certains esprits «Retour des Exilés» fait de plus en plus l’objet d’un intérêt médiatique et politique. A l’occasion de la discussion du budget du Ministère de la justice et des droits de l’homme le 2 décembre 2009, un député appartenant au parti des Verts pour le progrès a posé la question au Ministre de la justice. Tout récemment, l’hebdomadaire Mouatinoun, organe du FDTL a publié dans son numéro 126 une interview d’Abdelawahab Hani portant principalement sur le «Retour des Exilés».
Or, un détour par la dimension judiciaire et juridique et par les précisions apportées par le Ministère de la justice et des droits de l’homme montre que les «Retornados» sont des personnes appartenant au Mouvement «Enahdha» poursuivies par la justice pour des leur implication des affaires de terrorisme, qui ont fui clandestinement le pays et qui par conséquent choisi l’exil volontaire. Ces personnes installées confortablement depuis la fin des années 1980 dans des capitales européennes sont passées maîtres dans l’art de faire commerce des droits de l’homme et n’ont cessé de travestir les faits et les réalités politiques du pays en usant de nombreux procédés de mystification et de tromperie et en bénéficiant du soutien des milieux politiques et médiatiques gauchistes. Alors pourquoi, certaines voix agitatrices et agitées continuent naïvement ou sournoisement via Internet surtout, d’occulter, de faire oublier l’hostilité fondamentale des islamistes aux libertés démocratiques ? Ce n’est ni assurant pour l’avenir du pays ni stimulant pour le débat démocratique. On ne peu que rester sceptique quant à la prétendue évolution du courant islamiste étant donné son essence totalitaire. Les islamistes ne sont et n’existent que par un projet inspiré des «règles religieuses et donc totalitaires». Toute la classe politique, tous les acteurs de la société civile et tous les intellectuels sont concernés par cette question du «Retour des Exilés» qui nécessite de l’audace, du courage, mais aussi de la responsabilité politique et de la lucidité. |