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La directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Margaret Chan estime qu'"il est trop tôt pour affirmer que l'on a passé le pic de la pandémie de grippe A/H1N1", assurant que l'OMS a "adopté une attitude très prudente" et non pas alarmiste
"Il est trop tôt pour affirmer que l'on a passé le pic de la pandémie de grippe A au niveau mondial. Mais il est vrai que dans certains pays de l'hémisphère nord comme le Canada ou les Etats-Unis, on a passé le pic de la deuxième vague de la pandémie", explique-t-elle dans le quotidien suisse "Le Temps". "Mais tous les pays n'en sont pas là. L'hiver est encore long". "On n'a pas vu une explosion du nombre de cas de grippe A/H1N1 en Afrique ou dans différents pays en voie de développement en Asie. On ne sait pas encore si c'est parce qu'ils ont un système de santé trop déficient pour recenser les cas ou si la grippe A n'y a pas encore produit ses pleins effets", ajoute-t-elle. Et de noter qu'"il faut rester prudent et observer l'évolution de la pandémie au cours des six à douze prochains mois avant de crier victoire". Se défendant d'avoir été trop alarmiste, la directrice de l'OMS juge qu'au contraire, l'organisation "a adopté une attitude très prudente, d'autant qu'il était question de la première pandémie depuis quatre décennies". "Je n'aurais jamais déclaré l'état de pandémie si je n'avais pas eu la certitude d'avoir les preuves dans ce sens", affirme-t-elle. "Nous avions un nouveau virus et celui-ci se propageait de façon durable dans plus de deux régions du monde". Selon elle, cette a pandémie "est gérée de façon beaucoup plus sereine et organisée que l'épidémie de SRAS de 2003" alors que "l'ampleur du phénomène est beaucoup plus grande" avec "plus de 205" pays touchés. Quant à l'accusation de collusion avec l'industrie pharmaceutique, Margaret Chan rétorque que, quand l'organisation "prend une décision, la seule chose qui compte, ce sont les preuves scientifiques et ce sont elles seules sur lesquelles nous nous basons pour émettre nos recommandations". "Nous ne sommes influencés ni par des pays, ni par l'industrie et encore moins par des scientifiques ou la société civile". |