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Des rapports sur la situation des droits de l’homme en Tunisie publiés tout récemment par des ongs connues par leur partialité et par leur instrumentalisation des droits de l’homme pour satisfaire des agendas politiques, continuent à galvauder les clichés et les mêmes jugements de valeur sur ce qui se fait laborieusement dans ce domaine.
S’agit-il ici d’observateurs dont la bonne foi est abusée par certains éléments appartenant notamment à des mouvements extrémistes ? S’agit-il d’une campagne de désinformation visant les acquis de la démocratie et des droits de l’homme qui restent, il va de soi, à enrichir et à consolider ? Toutes ces questions doivent interpeller l’élite politique et intellectuelle. Quel que soit l’élément de réponse qu’on peut apporter à ces questions, on peut déjà affirmer que ce qui est regrettable sinon condamnable dans ce type de rapports colportant des allégations dénuée de tout fondement et susceptibles de semer la confusion dans l’esprit des gens, c’est de travestir et d’occulter les faits. Les personnes citées dans ces rapports ont commis des actes rentrant sous le coup du droit pénal et appelée à répondre devant la justice pour des crimes et délits prescrits d’atteinte à l’intégrité physique et morale d’autrui. Ces personnes, osons le dire, veulent tout simplement faire de la Tunisie un nid d’extrémistes islamistes et y semer la terreur et abattre « à bout portant tous les passeurs de tolérance », pour reprendre les mots d’un poète humaniste tunisien. N’ayant pas respecté les dispositions légales qui régissent l’action associative et politique organisée et en se mettant en marge de la loi, ces personnes prétendent, sans cesse, avoir fait l’objet de «harcèlement» et «d’intimidation» afin de justifier la qualité prétendue d’ «anciens prisonniers politiques» et pour bénéficier, en vain, d’un soutien sur le plan national et international. Ce comportement contre-productif sur le plan de la promotion et de l’encouragement de la démocratie, du débat intellectuel et du pluralisme des idées et des opinions, doit interpeller l’élite politique dont l’efficacité reste à démontrer. Il est temps pour que les acteurs de la société civile et les intellectuels réagissent et dénoncent les allégations qui ne font que nuire à l’image du pays. Cette perspective appelle à rompre avec deux écueils : celui de l’idéologie de la neutralité et celui de la langue de bois. Voilà, un des grands défis politiques et intellectuels à relever par l’élite tunisienne. |